L’intelligence artificielle est en plein essor. Certains s’en réjouissent quand d’autres s’en inquiètent. Et le secteur de la comptabilité n’est pas en reste. Mais que peut-elle changer au quotidien de la profession ?

Les missions des professionnels de la comptabilité sont en plein mutation. © Pixabay

D’abord, qu’est-ce que l’I.A. ? Selon le Parlement européen,  l’intelligence artificielle représente tout outil utilisé par une machine afin de
« reproduire des comportements liés aux humains, tels que le raisonnement, la planification et la créativité ». C’est donc un moyen d’automatiser des tâches et de réaliser des analyses de données avancées.

Les usages de l’I.A. en compta

L’IA permet en premier lieu d’automatiser les tâches répétitives et chronophages de la saisie comptable (imputations, validations, classements, recherches, facturation…). Résultat : un gain de temps pour se consacrer à des missions à plus forte valeur ajoutée comme le conseil client. La fin de la saisie manuelle rime également avec fiabilité car la machine commet moins d’erreurs que l’humain. Des algorithmes sophistiqués peuvent également permettre de déceler des erreurs comptables, voire des fraudes financières.

L’I.A. générative permet quant à elle de reformuler les informations. À la manière de collaborateurs virtuels, les outils génératifs sont capables de rédiger des mails, de traduire des documents ou de synthétiser de longs dossiers. Elle peut aussi intervenir au niveau de la communication avec le client. Sur le modèle des chatbots, elle facilite la communication en répondant instantanément à des demandes basiques. Bientôt elle sera capable de répondre à des échanges plus complexes. 

Vers le conseil

L’intelligence artificielle dessine une transformation profonde des métiers de la comptabilité mais en aucun cas leur disparition. La machine va permettre aux professionnels de s’affranchir du temps de calcul pour le réinvestir sur le conseil client par une approche prédictive et préventive. Le profil des comptables et leurs compétences vont évoluer vers plus de techniques. Salariés, consultants en cabinets de consulting ou en free-lance vont devoir s’orienter sur la programmation des machines ou applications mais aussi sur la vérification des résultats produits par celles-ci. L’I.A. contribuera à la création de nouveaux emplois dans les cabinets d’expertise comptable avec des postes d’ingénieurs, des data scientistes ou encore des data analystes. 

Prochaine étape : l’obligation de facturation électronique qui entrera en vigueur en 2026 pour toutes les entreprises dans le cadre de la Loi de finances va forcément engendrer de nouvelles pratiques et le recours à l’I.A.